Le paradoxe japonais – Partie 1

Comme vous le savez sans doute, j’ai terminé mon excellent séjour au Japon. Ces 5 semaines sont passées à une vitesse incroyable, et il me reste encore des articles à vous partager ! Au fur et à mesure de mon voyage, j’ai eu l’occasion de confirmer ou de désapprouver certains clichés souvent attribués au Japon et aux japonais. Cela faisait un moment que je pensais à vous écrire mes impressions, d’autant plus que certains d’entre vous m’ont en fait la demande !

Au cours de cet article, j’aimerai soulever certains points négatifs que j’ai relevés et mettre fin à quelques aprioris que peuvent avoir certains passionnés du Japon ! Je précise que malgré le petit bout de chemin que j’ai pu effectuer ici, ce que je vais dire relève de mon point de vue personnel et sera peut-être vécu différemment de la part d’autres personnes. Mon but n’est pas vraiment de faire l’apologie du Japon, je pense qu’on a tous nos raisons d’aimer ce pays. Ne vous étonnez donc pas que j’en parle d’une façon un peu différente que de celle des autres blogueurs 🙂

1er point noir : Le paradoxe écologique

Le Japon, de par sa culture et les idéologies de ses habitants, s’est toujours voulu proche de la nature. Jusqu’à une certaine époque, on évitait d’élever les bâtiments trop hauts afin de rester près du sol, justement pour conforter avec cette proximité avec la nature. Aujourd’hui, le manque de place de l’archipel l’a contraint à revoir un peu sa vision des choses, d’autant plus que sa démographie l’oblige à faire des efforts environnementaux pour ne pas transformer le petit bout de paradis qu’est le Japon en une terre polluée et peu envieuse.
Là où je veux en venir, c’est que j’ai bien remarqué que sur certains points le pays du soleil levant est très avancé sur l’écologie. Mais j’ai aussi observé des choses réellement aberrantes.

– Le tri des déchets : Le système mis en place ici est vraiment pénible à effectuer. Le tri est particulièrement poussé : on sépare les déchets brulables des non-brulables, on met les verres d’un côté, le plastique dur et le mou d’un autre…  De plus, les contraintes sont différentes selon les villes/préfectures. Il faut donc bien s’informer sur les horaires grâce aux différentes listes…
Les éboueurs ne passent pas tous les jours, mais à certains jours de la semaine et pour un type bien précis de matériaux. Par exemple, le mardi vous pourrez jeter le papier, le jeudi le plastique dur, le vendredi le plastique qui ne fonds pas… Je caricature un peu car je ne connais pas précisément toutes les sortes de déchets, mais il y en a bien 5. De plus la collecte se fait à différents jours de la semaine selon le type de matériau que l’on jette.

dechet japon
Les japonais semblent pour la plupart respecter cette règle. Même dans les mcdo, là où en France on aurait une poubelle, ici on en a quatre (trois pour les déchets et une pour les mégots de cigarette –oui on peut fumer au mcdo-).
Ce point est bien sûr positif, et bien que pénible à effectuer devrait nous servir d’exemple.

Là où j’appelle cela un paradoxe, c’est qu’il y a une sorte de mode du suremballage et c’est assez effrayant. Je vous donne un exemple simple : en France vous achetez votre paquet de Petit Beurre. Vous avez vos 12 gâteaux dans le paquet et les prenez quand vous voulez. Si vous refermez un peu la boîte, vous avez trois jours pour les manger avant que ce soit tout mou : c’est quand même suffisant. Ici, chaque biscuit sera emballé individuellement en plastique, un super point pour l’écologie. Et c’est comme ça pour tout. Vous avez des tonnes de papier/plastique utilisées pour rien du tout. L’autre jour je vais acheter un gâteau et un stylo, les deux sont emballés dans deux sacs plastiques différents. Si vous pensez au coût de fabrication/transport/recyclage qu’il y a derrière, il n’est pas difficile de penser que le Japon a en réalité un train de retard par rapport à nous.

– L’électricité : Depuis Fukushima, le gouvernement japonais a demandé aux habitants de réduire leurs consommations d’électricité. Personnellement j’ai rarement vu une ville aussi lumineuse la nuit. Quand j’ouvre ma fenêtre (et pourtant je suis à la périphérie de Tokyo, pas le genre de quartier touristique non, un quartier dortoir) tout est allumé. Il ne s’agit même pas seulement d’éclairage public, mais vraiment de tous les bâtiments ! Même la gare qui est fermée la nuit est complètement allumée. Couplé à ça, l’utilisation massive (mais nécessaire) de la climatisation partout, à des températures relativement –trop- basses.

-La pollution : Difficile d’en parler objectivement. Je sais que j’ai eu l’impression en terme d’odeur et de vue que Tokyo était moins pollué que Paris. En revanche la grande majorité des cours d’eau que j’ai vu étaient vraiment sales. J’ai pas pris de photos de la rivière chargée de déchets qui se jetait dans la mer à Kamakura, mais bon c’était pas le top !

Ça c’était pour le point sur l’écologie, je ne pense pas avoir tout vu, et encore moins avoir dit tout ce que je pensais, mais cela vous donne une petite idée de la chose !
La prochaine partie parlera de la mentalité japonaise. J’espère que vous avez aimé celle-ci ! 🙂
Maxime

2 réponses à “Le paradoxe japonais – Partie 1

  1. Merci en tout cas pour ce beau voyage que tu nous as offert avec ces photos et vidéos ! 🙂

    PS : on dit l’apologie pas l’apogée mais petit détail :p

    • Ha oui en effet je te remercie !
      J’ai encore pleins de trucs à vous faire découvrir sur mon voyage, avec notamment ma visite à Kamakura !
      C’est sympa de m’avoir suivi tout du long en tous cas 🙂

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